Coronablog, Ego quoque, incoronatus

Il va sans dire que tout est faux… Il n’aura fallu que quelques coups de semonce pour faire crouler la prétention de notre monde à la véracité. Les acteurs se sont figés, ne sont plus que des masques parlants. On n’a plus jugé utile d’entretenir les décors, laissés à l’abandon, rendus à leur matérialité obtuse.
Quant à moi le hasard m’a saisi tout vif au milieu des rues de Rome. Comme une longue dernière bouffée d’oxygène, ou comme le dernier trait parfumé tiré au cigare capiteux de la vie d’avant, bref, j’ai démesurément allongé le trajet qui devait me ramener chez moi, près de la Piazza Reale di Roma. Voici pour commencer le coronablog de mon confinement les photos de cette dernière nuit. Avec lesquelles, serrées sur mon coeur, je suis parti m’enfouir loin, au coeur de ce siècle.

Le Castel San Angelo
La Turre dei Vecchi Romani
Santa Maria dei Russi
Le tombeau de Cecilia Metella, sur la Via Appia, avec les affiches du festival qui n’aura pas lieu. L’angoisse m’avait porté trop loin dans la nuit…

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Classé dans Grains de sable isolés

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