Train bridge, Bathurst@Front Street

Étienne Cendrier, ciel nocturne, pastel

1ère version:

Train immobile, église énigmatique, suspendue au rideau noirâtre, confus d’étoiles, de la nuit

Obus opaques des wagons, QUI ?  les passagers de la nuit ? La cloche bat le rythme lancinant des coeurs oppressés,

Que l’on devine

La cloche pulse l’âpreté du vent rapide au long des flancs sans prises

Du train immobile

ET MOI je suis l’oeil rougi qui s’ouvre sur le pont

L’OEIL tout-monde, l’oeil personne,

Qui découvre le train, couve le train, déjoue les sortilèges du bien et du mal, éparpillés en copeaux de lumière sur le mystère hiéroglyphique des rails

Plus loin une trouée ravage le paysage. Les voies ferrées convergent vers le trou noir de l’horizon. Les lasers sifflant dans la brume sont ceux d’un front de gratte-ciels, en marche sur moi dans la nuit,

Comme une église courroucée…

(Y repensant, je doute que ce train eût chargement d’humains, c’était probablement le train lourd de mes pensées, qui passait, ou encore le train emportant — mais vers où ? — les cercueils de plomb  de nos destinées…)

2ème version:

TRAIN immobile dans la nuit, comme une église suspendue, au rideau noirâtre, confus d’ÉTOILES de la nuit,

À la croisée de deux faisceaux  de lumières coupantes, tombés de VERTIGES invisibles

Dans les OBUS noirs de la peur, les coeurs s’emballent-ils, des passagers ÉNIGMATIQUES de la nuit ?

Paupières OPAQUES des wagons ! Une  CLOCHE à toute volée BAT l’immobilité triste des machines, BAT le bourdon des coeurs sans nom, BAT les âpres bourrasques du vent, dans sa chevauchée au long des flancs, sans prises,

Sur le train immobile

PAVOR
NOCTURNUS

Et moi je suis l’OEIL rougi qui s’ouvre sur le pont

L’OEIL tout-monde, l’OEIL personne,

Qui DÉCOUVRE le train, COUVE le train, DÉJOUE les sortilèges du bien et du mal, éparpillés en copeaux de lumière sur le mystère hiéroglyphique des rails

PLUS LOIN une trouée ravage le paysage. Les voies ferrées convergent vers le TROU NOIR de l’horizon. Les lasers sifflant dans la brume sont ceux d’un front de gratte-ciels, en marche sur moi dans la nuit,

Comme une ÉGLISE courroucée…

(Y repensant, je doute que ce train eût chargement d’humains, c’était probablement le train lourd de mes pensées, qui passait, ou encore le train emportant — mais vers où ? — les cercueils de plomb  de nos destinées…)

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