La Cide de Corneille en écriture inculsive (Le Cid de Corneille en écriture inclusive)

Cid_comedie

J’ai entrepris d’améliorer quelques un.e.s des plus grand.e.s textes de la littérature française, en leur appliquant les règles de l’écriture inclusive. Ceci afin de montrer que l’écriture inculsive ne s’oppose pas à la beauté littéraire, bien au contraire : combien plus belles.eaux sont ces textes de ne plus véhiculer les structures séculaires d’asservissement de la femme ! Il est en effet établi scientifiquement (voir références scientifiques ci-dessous) que la grammaire affecte les représentations sociales et les modes de pensée. Ainsi les femmes sont particulièrement respectées et libres et égales à l’homme et aussi bien payées que lui dans les pays non machos dont la langue détient un genre neutre ou n’applique pas la stupide règle latine phallocrate du « masculin qui l’emporte », comme l’Allemand (Allemagne, Autriche, Suisse) l’Anglais (Amérique, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Zimbabwe), l’Arabe (pays arabes) le Kirghize (Kirghizistan), le Russe (Russistan), le Tadjik (Tadjikistant), et tant d’autres pays avancés… De plus les petites filles et petits garçons des écoles françaises et français seront ravi.e.s d’apprendre la nouvelle orthographe Française, et on sait que l’on n’apprend jamais aussi bien.ne.s qu’avec plaisire.
Mais c’est assez parlé, hypocritesse.e lectrice.eur.e, ma.mon semblable ma ou mon soeur ou frère, je te laisse en compagnie de l’une ou l’un de nos plus grand.e.s poétesse.te, purifié.e de ses scories passéistes et réactionnaires.

Nous partîmes cinq cent.e.s ; mais par un.e prompt.e renfort.e,
Nous nous vîmes trois mille.e en arrivant au port,
Tant.es, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvanté.e.s reprenaient de courage !
J’en cache les deux tiers.es, aussitôt qu’arrivé.e.s,
Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvé.e.s ;
Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
Brûlant.e.s d’impatience, autour de moi demeure,
Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit
Passe une bonne part d’une si belle nuit.
Par mon commandement le.la garde en fait de même,
Et se tenant caché.e, aide à mon stratagème ;
Et je feins hardiment d’avoir reçu de vous
L’ordre qu’on me voit suivre et que je donne à tous.toutes
[…]
On les laisse passer ; tout.e leur paraît tranquille :
Point de soldat.e.s au port, point.e aux murs de la ville.
Notre profond.e silence abusant leurs esprits,
Ils.elles n’osent plus douter de nous avoir surpris.es ;
Ils.elles abordent sans peur, ils.elles ancrent, ils.elles descendent,
Et courent se livrer aux mains qui les attendent.

 

Pour voir tous les articles de la catégorie Accablements, cliquez sur le nom de la catégorie ci-dessous ou ici.
Pour revenir à la page d’accueil, cliquer n’importe où sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

 

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Accablements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s