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Les grandes peurs, les tornades, les tempêtes qui nous traversent

Les grandes peurs, les tornades, les tempêtes qui nous traversent

Plaies
(Tes villes, répandues en poussière, et qui n’ont jamais existé : corail de verre dedans le ciel, et derrière chaque fenêtre éteinte, l’animalcule emmaçonné)
d’Égypte.

Derrière mes paupières, un champ lève. À l’horizon, le nuage noir de la prescience,
infuse : volutes, amas, lobes, vortex, cortex

Je ne serai pourtant pas le héros, au bras calme portant,
aux goufffres de mémoire, le sacré coeur de paix
ni le Saint Jean-Baptiste
Je n’ai pas vu la Vérité
Ses voiles !
C’est dans le noir que nous nous sommes baisés ! Qu’on ne m’accuse
de lâcheté : la vérité ne se voulait pas voir

D’où, d’où, se tenir ?

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Brève réflexion au sujet de Noam Chomsky et de la petitesse de notre cerveau d’anacoluthe

L’un des arguments de Chomsky en faveur d’une grammaire générative innée, est l’apparente impossibilité pour l’être humain, de faire pratiquement l’acquisition sémantique et syntaxique de sa langue dans le temps si prodigieusement restreint imparti au petit enfant pour l’acquisition du langage.

Il est au moins douteux que la grammaire précède l’acquisition des mots (voir le sémioticien Danesi, Messages, Signs and Meanings), mais ce contre-argument n’explique pas la génialité du quasi-nourrisson dans l’appréhension de sa langue maternelle.

Il me semble donc aussi que vouloir déposer dans l’individu la somme de ses ressources , c’est en faire une fois de plus, idéologiquement, cet anacoluthe enfermé dans sa coquille mentale. Nous avons, pour penser et apprendre, toutes les ressources lentement accumulées, les aides les perches et les ficelles, de la culture autour de nous. Pourquoi la langue, la culture, ne se seraient-elles pas élaborées pour permettre cet apprentissage rapide (de manière similaire à la sélection darwinienne pour les organisations biologiques) ? Dans les voix de ses parents et de ses frères et soeurs, et par la nécessité pragmatique de les comprendre et de leur signifier ses besoins, son existence, le petit humain puise dans les ressources préexistentes de la langue : il n’a pas besoin de savoir à l’avance, puisqu’elle sait pour lui. Il en va de même plus tard pour nous, adultes, dans les livres : ce monde étrange des livres qui dédouble le monde, l’approfondit, et nous aide à lui donner sens. Notre pensée est plus vaste que notre cerveau, potentiellement nous pouvons penser sur toute l’étendue de l’arc électrique de la culture.

Il me plaît de voir en chacun de nous les co-utilisateurs, en différents points, du même continuum mental. Que reste-t-il de nous, en dehors de ces mots communs ? Pas grand chose, que l’angoisse du sujet né incomplet et perdu, perdu dans les autres et leurs langages…

Que serions-nous sans la littérature ?

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