Archives de Catégorie: Jaculations nocturnes et diurnes

Psychanalyse (limbe de la nuit)

De grandes ombres latérales bombent le flanc de notre passage, s’abouchent à nos oreilles :
nous ne les voyons, ne les entendons pas.

Aujourd’hui il me semble être à l’orée d’un autre moi-même

 

 

 

 

Lien vers toutes les jaculations nocturnes et diurnes, cliquer ici

Lien vers la page d’accueil : cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

Poster un commentaire

Classé dans Jaculations nocturnes et diurnes

Constante cosmologique

Les galaxies s’enfuient de nous, le ciel est de plus en plus vide, il faudra bientôt se résoudre à n’être plus qu’entre nous.

Désidérés, redésirés ?

Lien vers toutes les jaculations nocturnes et diurnes, cliquer ici

Lien vers tous les articles de la catégorie Chemin de vie/de pensée, cliquer ici

Lien vers la page d’accueil : cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

Poster un commentaire

Classé dans Chemin de vie/de pensée, Jaculations nocturnes et diurnes

Exilium Exemplum

C’est ton manège qui m’entraîne Paris

Paris les sanglots longs des violons de l’automne

La chaîne rompue pourtant, ton manège estompé dans les derniers grelots

de neige le bruit blanc du planétarium flocons              Radio Paris

d’ondes mortes                                                                      coton

ta voix                                                                                      oxygène

et pourtant elle tourne en moi giration                            oraison

tourne en moi la nébuleuse du Scythe ses bras-            Radio Paris ment

-faux                                                                     Radio Paris parle Allemand

Où, se tenir ?

Lien vers toutes les jaculations nocturnes et diurnes, cliquer ici

Lien vers la page d’accueil : cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

Poster un commentaire

Classé dans Jaculations nocturnes et diurnes

Andreï Tarkovski (Solaris)

Nous ne devrions rien avoir de plus urgent que de fixer dans l’art — l’image,  la langue — l’éruption sensorielle, le déferlement, l’orgie permanente de notre captation du monde — fragile, inconsistante, impérenne.

Nous n’avons rien de plus urgent que de la masquer, l’oublier, la précipiter dans l’insu et dans le temps passé en vain…

(Fonction mémorielle, sociale, symbolique et sacrée, de l’art !)

Tous les « Enthousiasmes » : cliquer ici
Tous les « Chemins de vie/de pensée » : cliquer ici
Tous les « Ouvrir les yeux sur les mirages » : cliquer ici
Pour revenir à la page d’accueil, cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

Poster un commentaire

Classé dans Chemin de vie/de pensée, Enthousiasmes, Grains de sable isolés, Ouvrir les yeux sur les mirages

Méditation 3

Émousser ce ressort qui va du coeur à l’âme, de l’âme jusqu’à la vie tendue — vita tesa. Si l’oeil doit se retourner dans sa vulve, qu’il ne retrouve dans sa visée intérieure les tours concupiscentes de la cité des appétits, vues d’en haut, ni d’en bas.

 

 

 

Lien vers Méditation 1, cliquer ici
Lien vers Méditation 2, cliquer ici
Lien vers toutes les jaculations nocturnes et diurnes, cliquer ici
Lien vers tous les articles de la catégorie Chemin de vie/de pensée, cliquer ici
Lien vers la page d’accueil : cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

Poster un commentaire

Classé dans Chemin de vie/de pensée, Grains de sable isolés, Jaculations nocturnes et diurnes

Hilarité de Saint Brendan

L’ermite Saint Brendan n’avait qu’un îlet de mer bise une

Touffe de jonc un

Porc

Mais des racines de ses pieds montaient

Macérations

Délictueuses

Toutes les

Montaient

De la Terre

De la souille jusques au au ciel

Et il riait

Riait

Riait dans l’écume

(Et paraît-il que le cochon, le ci-avant élucubré, accrochant ses rillettes à la barbe du doux saint rieur, grimpant sur le chauve chef chenu, entra au Paradis)

Autres jaculations nocturnes et diurnes (cliquer)

Pour revenir à la page d’accueil, cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables.

Poster un commentaire

Classé dans Jaculations nocturnes et diurnes

Lui qui vit ma vie

On vit ici d’une vie toute intellectuelle. Pourtant il faut bien que le moi social, parfois, continue à s’agiter autour d’une dinde aux marrons. Je lui ai laissé une certaine licence je l’avoue, content de pouvoir cependant vaquer à mes occupations. Mais sa croissance m’étonne et, de plus en plus troublante, sa présence insolite au travers de chez moi. Mes yeux ne croient pas toujours ce qu’il voit, et ses paroles résonnent avec la distorsion des rêves : je n’en reviens pas, d’où il a pu m’emmener ! Il me vient parfois l’envie de le laisser à ses prises de langue étrangères, voire de le liquider : il se dégonflerait comme une baudruche, immédiate-ment, pschiit ! Mais il ne faudrait pas qu’aussitôt —tchac ! — il se reforme ! Pareil si je m’en vais… Tchac ! Il faut aller vraiment loin pour être certain de le semer, et là-bas si loin, hein, je dois bien admettre que ce n’est pas toujours drôle… Oh bien sûr on s’y marre parfois, si on trouve des copains choisis, des copains de premier choix, et alors on roule sous la table en compagnie des fesses, des bouteilles et des bites! Mais le plus souvent je dois dire que ça finit mal, ces Pontiques…

En attendant je ne parviens plus à accomoder le regard : tous ces flocons de neige s’éjouient-ils d’un rire cristallin et commun, quand le vent solaire les peigne sur les aiguilles de sapin ? ou une solitude bleue-froide règne-t-elle sans rémission, dans les espaces qui les séparent ?

Autres jaculations nocturnes et diurnes (cliquer)

Pour accéder à tous les articles de la catégorie Chemin de vie/de pensée, cliquer sur la catégorie ci-dessous, ou ici.

Pour revenir à la page d’accueil, cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables.

1 commentaire

Classé dans Chemin de vie/de pensée, Jaculations nocturnes et diurnes

Herse

Montée de la boue dans les eaux

Du soir

Obscurcissement

Du sens

 

Pour accéder à toutes les Jaculations nocturne et diurnes, cliquer sur la catégorie ci-dessous, ou ici.

Pour revenir à la page d’accueil, cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables.

1 commentaire

Classé dans Jaculations nocturnes et diurnes, Ouvrir les yeux sur les mirages

In fair no

Alexandre Suzana Their truth my damnation

Une forêt ossifiée par le froid ; sur les crêtes noires, des phalanges squelettiques pointent et grattent un ciel sans profondeur. Un occulte signal déclenche l’égaillement, excentrique et rapide, de très vieux hommes voûtés, chenus, en laisse tirés par des chiens variés en tailles et couleurs ;
ça n’a duré qu’un instant, il n’y a plus personne.

Des collines s’arrondissent sous les pas, vous dissimulant d’où vous venez et où vous allez. Des projecteurs vous perforent le regard, aucun insecte pour s’ébattre dans leur lumière raréfiée. Il faut traverser une eau noire et puante, qui siffle sur des piques de glace.

Enfin au point le plus profond
Vide le lieu, supposé foyer de la connivence
Vieux hommes quel  secret triste  obscurcissent vos yeux ?

(Tu portes en toi ta mort)

Pour accéder à toutes les Jaculations nocturne et diurnes, cliquer sur la catégorie ci-dessous, ou ici.

Pour revenir à la page d’accueil, cliquer sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables.

Poster un commentaire

Classé dans Jaculations nocturnes et diurnes

Quatre rêves

Effet de manoir oublié. Fouillis de vêtements sur la patère derrière la porte : secouez-les de la main, et vous entendrez des cris de femmes dans les pavillons des manches… Des morts mugissent dans ces guipures… « Pater »… « Pas taire »!

Dans un hôtel à la lisière du désert, j’ai vu une femme partir dans les sables pour y brûler un oiseau vivant, qu’elle tenait par les ailes. À la nuit elle n’était pas revenue : j’ai éclairé la fenêtre, et l’oiseau attiré par la lumière a surgi derrière une vitre : un oiseau de proie qui n’avait qu’un oeil rouge, de la fixité perçante des yeux de rapaces…

« Aime moi », appellent tous ces enfants. Ils pullulent et m’entourent, tous incomplets. À l’un, je prête la moitié de mon visage, et ainsi associés par la tête, rassemblés, nous boitillons un moment ensemble… À un autre je donne ma main pour remplacer celle qu’il n’a pas, et il s’éloigne en tirant sur mon bras… Tous, tous me demandent une partie de moi…

« Seul le chiffre 8 peut savoir ce qu’est un sourire de chagrin »

(Illustrations du peintre Donatien Tanjis, ou Tanjah)

Autres Jaculations nocturnes et diurnes : cliquez
Pour revenir à la page d’accueil : cliquer n’importe où sur le titre du blog, La Bibliothèque des Sables

2 Commentaires

Classé dans Grains de sable isolés, Jaculations nocturnes et diurnes