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Note de lecture / Renaissance : Les Langages de Rabelais, de François Rigolot

Beauté, mon beau souci, m’ayant conduit il y a quelques années à entreprendre, sans aucune considération de carrière ou d’utilité une étude d’un aspect de l’oeuvre de François Rabelais, il me paraissait dommage que dormissent mes notes d’alors, qui pourrait être utiles à d’autres amants de la langue française. L’ouvrage que je résume à grands traits ci-dessous fut le plus spectaculairement décapant de ceux qui m’aidèrent à dépouiller l’oeuvre de Rabelais de sa gangue scolaire, et des sens convenus dont elle est communément affublée.

Dans sa préface à cette réédition de son livre de 1972, François Rigolot renvoie dos-à-dos les tenants de deux paradigmes interprétatifs : d’un côté les partisans de la seule analyse textuelle et structurale, convaincus de la pluralité et de l’ambiguïté essentielle de l’écriture de Rabelais ; de l’autre les érudits soucieux de débusquer les sources, adeptes d’une « lecture transparente et sans équivoque de la fiction rabelaisienne » ; les seconds se méfiant de l’anachronisme au profit de la recherche d’un « catachronisme » (le terme est de F.Rigolot) sans doute illusoire.

Néanmoins, tout comme il ne faut pas prendre au mot le subtil Alcofribas en son prologue de Gargantua, François Rigolot, dans la suite de la préface et dans les études qui constituent le corps du livre penche décidément du côté des premiers, les seconds étant même accusés (p. *5) d’être les véritables fauteurs d’anachronisme : la polysémie appartiendrait en effet « de plein droit à l’épistémologie de la Renaissance », et « L’équivoque habite la pluralité [des] langages [de Rabelais] » (p.*10) . Le sujet de l’étude est ainsi « la place accordée [par Rabelais] aux problèmes linguistiques » (p.11) (et, pour les personnages, « le problème existentiel de l’expression », p.13). L’emploi du mot « langage », sous la plume de François Rigolot et dans ce livre, pourrait par ailleurs être l’objet de toute une discussion, tant il relève plus du dialogisme bakhtinien que des langues : il est donné au mot langage le synonyme de « mode d’expression » (p.11).

Pour déterminer, dans le cadre de cette « lecture langagière » de l’œuvre, quels sont les élements signifiants, François Rigolot adopte la méthode structurale : il replace les valeurs des différents langages dans un système d’oppositions réciproques (le langage du géant ayant pour fonction, remarque t-il, de fixer la norme), et considère de même que la signifiance des traits stylistiques résulte d’oppositions internes au texte, par exemple entre des thèses ou des éléments opposés, ou entre un sens et une forme, ou encore entre deux styles, voire deux tendances de Rabelais (évangéliste/satiriste) ; cette série d’oppositions composerait un langage agoniste propre à cette oeuvre. François Rigolot semble considérer la tension fond/forme, en particulier, comme la source du comique, mais ne se prononçant pas sur ce qu’est le comique il ne fait que reporter la question à une inconnue de niveau supérieur. (Une thèse annexe, qui concerne la dualité du comique, savant et populaire, de Rabelais, n’est pas sans rappeler celle de Mikhaël Bakhtine ; François Rigolot pouvait en avoir eu connaissance en 1972, la traduction anglaise de L’œuvre de François Rabelais datant de 1968.)

La deuxième partie du livre, consacrée aux Tiers, Quart et Cinquième Livre, est moins convaincante. L’auteur semble céder à la tentation de l’explication univoque, mais en fournit plusieurs, contradictoires : « polarité qui hantait les humanistes vers 1530 : rejet des langages empruntés ou falsifiés qui opacifient la pensée, quête d’une parole « naturelle », originaire, qui est signifiante parce que transparente. » (p.115) ; le thème fondamental des derniers livres est celui d’un « monde privé de communications ; monde des isolés », de l’« impossibilité […] d’établir un terrain d’entente, d’établir […] le langage de la compréhension » (p.142) ; « le thème du Tiers Livre : le refuge du scrupuleux, de l’hésitant, dans une garantie verbale qui s’impose de l’extérieur» (p.164) ; échapper au réel resterait « le seul chemin de repli » (p.166) « il fallait ce désarroi initial pour que puisse naître l’élan lyrique […] qui fera sortir le quêteur des « lacs de perplexité » […] Ce sera l’appel tonifiant et libérateur de l’encomium » (p.174)

Rigolot conclut ainsi sur le « fol éloge de la folie » , de manière un peu artificielle car il n’étudie pas les livres dans l’ordre et se fonde surtout sur le Tiers Livre pour sa conclusion : « dans l’éloge paradoxal tous les sujets se valent. Le cosmos a une finalité et chaque « finaliste » est convaincu qu’il en possède la clé ; mais cette clé importe peu, pourvu qu’elle soit chantée avec conviction. » (p.162). Toutefois, « contrairement à Érasme, l’Encomium Morias du disciple est au niveau de l’écriture et non de la pensée : il se prouve tel à mesure qu’il s’écrit. »

RIGOLOT, François, Les langages de Rabelais, Éd. Droz, Genève, 1996.

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COMPLÈTEMENT DESTROIT, NOTRE LANGUE – la faute au manque de conroi ?

Non ! non ! vous m’avez mal entendu, je n’ai pas dit « destroy », comme dans l’affreux franglais adolescent « complètement destroy » ! (Affreux franglais devant lequel ne reculaient pas certains politiciens pourtant soucieux de l’identité nationale, ainsi que l’illustre cette fine analyse d’un membre de l’ancien gouvernement Sarkozy : « le parti socialiste, c’est destroy »).
Non, ce que j’ai dit c’est « destroit », du latin « distringere »  : affliger — à ne pas confondre avec les descendants de « destruere », détruire.

Tout ça c’est à cause du manque de conroi, depuis des années : nous n’en avons pas eu assez à l’égard du trésor commun que les fées du passé déposent dans le berceau de tous les petits francophones.
« Con-Roi ? Mais que raconte-t-il ? » Non, non, je ne suis ni royaliste-critique, ni vaginolâtre, ni nostalgique du personnage nommé plus haut. Le « conroi », issu d’un latin populaire (non attesté) « conredare », obtenu par latinisation d’un mot germanique, c’est l’ordre, l’organisation, mais aussi le soin.

Dans un vocabulaire que je reconnais un peu désuet (mais seulement depuis cinq ou six siècles) je ne regrette donc que la souffrance de notre langue, non sa destruction, et m’interroge sur une possible insouciance de ceux qui devraient être ses plus hauts serviteurs.

Pourquoi, au lieu de lutter en vain contre le franglais, n’en reprendrions-nous au contraire possession ? Car l’Anglais, ce ne fut après tout, longtemps, que du Français mal prononcé ! Jouons de l’homophonie, et réintroduisons « destroit » pour remplacer « destroy », et le « chalonge » contre le « chalenge ».

C’est en tout cas ainsi que je procèderai désormais. (Inspiré littérairement par l’intéressant essai que fit Céline Minard de ce procédé dans sa Bastard Battle, il y a quelques années.)

Mais ce chalonge est difficile, délicat, il faut s’attendre à se trouver souvent sur le fil du rasoir, il conviendra de prêter attention à là d’où viennent les mots, et par exemple d’être estolt dans le chalonge, mais pas estolt. Car le premier, figurez-vous, vient du germanique « stolz » et signifie audacieux, opiniâtre, tandis que le second, issu du latin « stultus », veut dire tout simplement idiot. (Il n’a cependant pas été à l’origine du français moderne « sot »). Ne confondons jamais l’estout de stolz et l’estout de stultus, les conséquences seraient incalculables !

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Petite provende antiquisante du weekend : les mots et leur contre-erre

Rapide passage au marché des mots cette fin de semaine : tout rutilants qu’ils soient, comme des poissons sur l’étal, l’actualité m’a empêché d’accorder beaucoup de temps à mon approvisionnement.

Les mots sont donc étalés sur l’étal vivifiant de la page. L’étal est non létal, bien que ce que l’on y dispose se trouve en général déjà de l’autre côté du seuil tranquille. Mais de même que c’est lorsqu’elles franchissent ce trépas que certaines vies prennent tout leur sens (que l’on songe à Montaigne, pour qui la vie est préparation à la mort), de même le sens des mots déborde  parfois, se nuance ou se cerne, de celui de leur antonyme. Ainsi du mot « rime » : les doctes  débattent de son origine mais restent inconclusifs, le « rythme » étant un candidat sémantiquement décent, mais linguistiquement douteux, à être son ancêtre. Or il me plaît à moi de penser que la rime vient du latin rima, « fissure », malgré l’apparente distance de sens : car la rime vient justement combler l’inquiétante fissure entre les vers, et jeter un pont sur un abîme où, croirait-on, le langage cesserait abruptement, et le souffle expirerait — la rime c’est le signe de foi, c’est le liant qui nous rassure et nous prévient de la ruine du verbe au vertige de la marge. Car la ruine, c’est la chute, étymologiquement, loin des images de colonnes, murs ou autres remparts tendant, ascensionnels, leurs moignons antiques vers le ciel vide et le présent ingrat. Murmure des siècles… Le murmure en latin, d’ailleurs, admet toutes les gradations, du chuchotement au grondement : « un murmure terrible » devrait être tout aussi acceptable qu’un « murmure presque inaudible ».

Le murmure qui m’a pas mal occupé cette semaine, ce fut la nomination de Plantation Massa-Lanmaux au 25ème Prix Trillium du gouvernement de l’Ontario, et ma présence à la cérémonie de présentation des finalistes. Il s’agit de l’un des deux ou trois prix littéraires les plus importants du Canada, et je dois dire que la surprise et la joie ont bien occupé mes pensées, les détournant de leurs fructifications habituelles. En quelque sorte le Coût du Prix.

Fol est celui qui des mots ne retient que l’avers (et fol celui qui ne vit que dans leur revers).

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LA FRANCE RECRÉANTE

Découvrant, dans le cadre de mon programme d’imprégnation littéraire médiévale (avant rédaction de mon troisième livre et second roman), le mot RECRÉANT, je trouve qu’il s’agit d’un concept épatant, à ressusciter ! Le chevalier recréant est celui qui délaisse les arts chevaleresques viriles de l’aventure, du tournoi et de la guerre, pour se perdre dans les délices féminines de la courtoisie… Ce qui fait marrer les autres balèzes, qui le traitent d’on-imagine-quoi, même si on ne sait pas comment cela se disait en Français médiéval… J’en connais une autre de RECRÉANTE, notre vieille patrie française, qui après s’être mêlée tant longtemps aux destins du monde, après avoir tant donné aux arts aux lettres et aux sciences, s’est détournée maintenant de ces entreprises trop ambitieuses, et s’est laissée séduire par des slogans de boutiquiers : « travailler plus pour gagner plus », « mon ambition pour la France c’est une France de propriétaires »…

Notule française : Le mot recréant est le ressort de l’intrigue d’Érec et Énide, de Chrétien de Troyes — où je l’ai découvert.

Notule américaine : Le New York Times déplore aussi notre recréance dans cet article (cliquer)

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La provende médiévale du weekend : purée de pois, ne vous gourez pas !

La répétition de l’injonction « brouez ! » (« cassez-vous ») dans les ballades argotiques de Villon, a activé dans mon esprit quelques phosphorescences et mises-en-relation : serait-ce le même « brouer » que dans « rabrouer », « s’esbrouer »… et « brouet » ?
Il s’avère qu’en effet tout vient du même mot, aux langes du langage : le « brou », bouillon ou écume au XIIIème siècle. Greimas renvoie cet ancêtre à une origine incertaine, peut-être apparentée à « broe », brouillard… Mais le Trésor de La Langue Française exclut cet apparentement, ramenant toute cette famille dans le bercail germanique de « brod », bouillon…
Alors comment le brouillard, la fuite et l’ébrouement peuvent-ils descendre du même ancêtre (gaillard) ? La première dérivation de sens se comprend par le trouble d’un bouillon plus ou moins épais, plus ou moins bouillonnant : de l’écume, on sera passé à la fumée par évaporation… et par froidure d’hiver, dans les chaumières ! D’où le brouillard. Quant à « s’ébrouer », c’est que le mot a d’abord désigné l’écume du cheval… Les coupables comparses de Villon avaient bien intérêt à « brouer », eux, c’est-à-dire à se perdre en brouillards et dans le brouillard, avant l’arrivée d’une maréchaussée peu au fait des droits de la défense.

On s’y gourerait, et ça n’aurait pas d’importance, car tous, tous, « brouet », « brouer », « s’ébrouer », « rabrouer », ce sont tous les filles et les fils de la soupe primordiale. « Gouré », peut-être apparenté à « goret », voulut d’abord dire, au XIIIème siècle, « abusé, trompé » : c’est-à-dire qu’on en a agi comme un porc, à votre égard !

Vingt fois sur le métier, remettez votre langage…

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La provende médiévale du weekend : j’entrave que dalle !

Vieil argot, attesté dès 1829, mais que l’on entend encore… ça sonne bon le bourre-pif et les michetons, et attendez de voir le grand chauve à roulettes !

Mais surtout, attention qu' »Entraver » n’est pas ici le même « entraver », qui aurait perdu le sens et serait condamné à errer sémantiquemenent, jusqu’à ce que sa mémoire lui revienne, ainsi que certains personnages de romans — pas le même « entraver » donc, disais-je, malgré les apparences, que celui qui nous provient du latin « trabs, trabis« , « poutre » : la poutre qui ne manque pas à l’occasion d’entraver les chemins de nos destinées… Non, notre « entraver » argotique provient d’un mot d’aussi ancienne, mais tout autre origine : « enterver« , utilisé jusqu’au XVème siècle pour signifier « demander, comprendre, aspirer à », et issu du latin « interrogare« … Il admet comme dérivé « l’enterve » : l’imagination, mais aussi la ruse, la malice (source : Greimas, Dictionnaire de l’Ancien Français, Larousse).

Quant à « que dalle » ?… On n’en sait rien. Il ne remonte en tout cas pas au delà du XIXème siècle. L’important, c’est que vous preniez garde au surin du tuair !

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La provende avant-médiévale de l’avent : TOUS DES ANACOLUTHES !

À la veille d’une fête ancienne, et qui flotte un peu congelée désormais, sous les frimas du temps qui a passé (à moins que l’on ne soit un bon chrétien, comme c’est mon cas, voir ma religion), ma provende se fait  carrément antique. Au marché de noël je trouve en effet ce vieux mot grec, « anacoluthe »… qui ne déparerait pas une bordée d’injure à la Capitaine Haddock : « bachi-bouzouks, anacoluthes ! »

L’anacoluthe s’est rabougri depuis quelques siècles dans un sens grammatical, que je vous laisse vérifier, mais il avait dans l’antiquité tardive la signification plus générale de « incohérent, inconsistant, qui ne fait pas suite »… Le « a » initial était privatif, et ainsi l’anacoluthe s’oppose à l’acoluthe, l’acolyte, le compagnon… Et l’on passe des mots aux hommes. M’interrogeant sur l’étymologie de l’acoluthe, akolouthos en Grec, je trouve qu’il vient de keleuthos, la route, et aussi la manière de vivre : l’acolyte, c’est celui qui marche avec vous, sur les chemins, éventuellement celui de la vie.

Évidemment je veux aller plus loin, remonter à la source vive, au verbe originel tremblant dans la nudité de son énergie première, etc… Las ! Mon Magnien-Lacroix, acolyte jusqu’à un certain point, ne m’emmènera pas plus avant : l’origine de keleuthos est incertaine, plusieurs possibilités ont été envisagées, renvoyant soit à l’idée d’avancer, soit à celle d’arriver.

Mais, dans une rêverie étymologique que je me permets depuis longtemps, rêverie propice à l’invention et à la littérature, je veux voir dans le « th » de keleuthos une passivation, et dans « leu » une forme liée au verbe paradigmatique « luô », que les étudiants en Grec connaissent bien, et qui veut dire « lier » : le chemin, ce serait ce par quoi ont été liés deux cités, deux points, deux états… L’acolyte serait alors celui qui parcourt en votre compagnie ces liens que les hommes ont tissés entre leurs différents lieux. L’anacoluthe, ou anacolyte (pas -colique, attention !), c’est celui ou celle qui n’a pas ou n’a plus cette compagne ou ce compagnon de voyage.

D’où j’en viens au titre de cet article : depuis déjà belle lurette, l’individualisme croissant qui fait figure de modernité, nous a déliés de nos engagements, de nos copains, de nos ordres et de nos partis, de nos fraternités et nos syndicats, nous devons désormais cheminer seul — les chemins, que relient-ils alors ? (Ceci pour faire un anacoluthe…)

Joyeux noël à vous, chers lecteurs, acolytes anonymes !

 

 

Pour la suite de la réflexion anacoluthique (et une réponse à l’empereur Marc-Aurèle), cliquer ici

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