Archives de Catégorie: Chemin de vie/de pensée

Artistes, créateurs, démiurges et autres psychopathes de petit acabit : à votre attention

Rembrandt, Méditation« Abandonné à lui-même, le névrotique est obligé de substituer ses formations de symptome aux grandes formations de foules dont il est exclu. Il se crée son propre monde de fantasmes, sa religion, son système de délires et répète ainsi les institutions de l’humanité, avec une déformation qui témoigne nettement de la contribution par trop puissante qu’apportent à ce travail les tendances sexuelles directes. »

Sigmund Freud, Psychologie des foules et analyse du moi

Post scriptum : le mot acabit n’a aucun parent, ni étymologie convaincante.

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Circularités

« …rien ne peut mûrir à la réalité, qui n’ait eu ses racines dans le souvenir, rien n’est saisissable à l’homme, qui n’ait été mis en lui dès son début, et sur quoi les visions de sa jeunesse n’aient étendu leur ombre. Car l’âme en est toujours à son début, sa grandeur est toujours celle de son premier éveil, et sa fin même a pour elle la dignité du commencement ; »

Hermann Broch, La Mort de Virgile

Une belle citation d’un romancier empreint de Husserl il me semble (les philosophes sauront le dire mieux que moi)… J’y ai vu comme un commentaire, ou une parabole, de la psychanalyse, et vérifications faites, non seulement Husserl était contemporain de Freud, mais ils eurent un professeur commun, Brentano ! Quelles étaient les références de Freud en philosophie, son arrière-plan cosmologique en quelque sorte ? J’avais lu que Schopenhauer l’avait beaucoup influencé (tout comme moi, Le Monde Comme Volonté… est l’un des plus grands livres que j’aie lus), mais serait-ce le cas aussi de la phénoménologie du temps de Husserl ?

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Charles Martel mourra-t-il à Poitiers ? Paul Ricoeur et L’identité Narrative

La coïncidence des interrogations sur l’avenir de la littérature, et du raidissement identitaire planétaire (national, religieux ou ethnique), ne relève peut-être pas du hasard, mais de l’occultation d’une conception narrative de l’identité, au profit d’une illusion ontologique régressive.
« Je m’explique », comme disaient les professeurs en chaire, ou plutôt, puisque ces idées peut-être éternelles ne sont pas les miennes, « je tente d’expliquer ». Il s’agit (et il m’agite, il m’a gîte) en fait des conclusions du monumental et méticuleux, parfois ennuyeux, Temps et Récit, de Paul Ricoeur, dont je viens d’achever la lecture.

Petit prodrome (les prodromes étant apparentés aux camélidés, comme chacun le sait) : à la fin du siècle dernier, en 1999, Jean-Marie Schaeffer, éminent chercheur français, avait repris une question très ancienne dans un livre nouveau, au titre clair : Pourquoi la Fiction. Incluant les résultats de recherches récentes en psychologie et biologie à une réflexion qui avait auparavant été exclusivement littéraire et philosophique, et l’étendant, cette réflexion, aux domaines du virtuel et des jeux vidéos, il montrait que la fiction, loin d’être un luxe moribond, était essentielle au développement et aux fonctionnements mentaux d’un individu. Le bébé que nous avons tous été, pour autant que nous puissions l’inférer, fut déjà une machine à fictionner, et la fiction, après avoir guidé l’évolution de nos facultés psychiques, nous permet de négocier avec la réalité, et nous aide à nous façonner du premier jour (voire avant ? fascinantes perspectives…) jusqu’à celui de cette tombe où prendront fin nos expériences (voire ?…) À ce titre la fiction est destinée à durer autant que l’humanité.

Dans ses conclusion à Temps et Récit, Paul Ricoeur présente la question sous un autre angle, et suggère, à propos de nos mystères identitaires, de renoncer au fantasme de l’identité, ontologique, pour embrasser l’ipséité, qui en est la face narratologique : d’un soi-même toujours fuyant — point de fuite douloureux — à l’acceptation d’un soi-même toujours reconstruit, dans l’art et le récit de soi et de la collectivité.

« …quel est le support de la permanence du nom propre ? Qu’est-ce qui justifie qu’on tienne le sujet de l’action, ainsi désigné par son nom, pour le même tout au long d’une vie qui s’étire de la naissance à la mort ? La réponse ne peut être que narrative. Répondre à la question « qui » […] c’est raconter l’histoire d’une vie . L’histoire racontée dit le qui de l’action. l’identité du qui n’est donc elle-même qu’une identité narrative. Sans le secours de la narration, le problème de l’identité personnelle est en effet voué à une antinomie sans solution : ou bien l’on pose un sujet identique lui-ême dans la diversité de ses états, ou bien l’on tient, à la suite de Hume et de Nietzsche, que ce sujet identique n’est qu’une illusion substantialiste, dont l’élimination ne laisse apparaître qu’un pur divers de cognitions, d’émotions, de volitions.
Le soi-même peut ainsi être dit refiguré par l’application réflexive des configurations narratives. À la différence de l’identité abstraite du même, l’identité narrative, constitutive de l’ipséité, peut inclure le changement, la mutabilité, dans la cohésion d’une vie. Le sujet apparaît alors constitué à la fois comme lecteur et comme scripteur de sa propre vie, selon le voeu de Proust…. L’histoire d’une vie ne cesse d’être réfigurée par toutes les histoires véridique ou fictives qu’un sujet raconte sur lui-même. Cette refiguration fait de la vie elle-même un tissu d’histoires racontées. »

Ainsi sommes nous tous ces Bayeux complexes de récits collectifs et individuels, tissés de texte dont les origines et les implicites nous échappent parfois, mais qui laissent la part belle, et nécessaire, à l’imagination, la recréation, l’art :

« Le soi de la connaissance de soi est le fruit d’une vie examinée, selon le mot de Socrate dans l’Apologie. Or une vie examinée est, pour une large part, une vie épurée, clarifiée par les effets cathartiques des récits tant historiques que fictifs véhiculés par notre culture. L’ipséité est ainsi celle d’un soi instruit par les oeuvres de la culture qu’il s’est appliquées à lui-même. »

Ce qui est vrai pour l’individu l’est aussi pour la communauté :

« La notion d’identité narrrative montre encore sa fécondité en ceci qu’elle s’aplique aussi bien  la communauté qu’à l’individu. On peut parler de l’ipséité d’une communauté, comme on vient de parler de celle d’un sujet individuel  : individu et communauté se constituent dans leur identité en recevant tels récits qui deviennent pour l’un comme pour l’autre leur histoire effective. »

Les gains, dans ce passage de l’identité de l’essence à l’ipséité narrative, sont ceux de la liberté, du jeu et de la création. Les pertes proviennent d’une illusion à liquider : celle, rassurante, de la stabilité identitaire:

« l’identité narrative n’est pas une identité stable et sans faille » … « L’identité narrative devient ainsi le titre d’un problème, au moins autant que celui d’une solution »

Comme il y a loin de ces réflexions presque évidentes, à la naïveté intellectuelle, à moins que ce ne soit à la mauvaise foi, d’un gouvernement lançant une consultation au sujet de « l’identité de la France » ! Naïveté aussi, ou mauvaise foi, aussi, des lanceurs de polémiques aporétiques sur les racines chrétiennes de l’Europe… Les autres religions ne sont pas en reste, avec leurs surenchères d’observances rituelles anxiolytiques, face au nivellement de la mondialisation. Comme si l’identité pouvait avoir autre existence que celle de prérequis du discours.

Le choix de l’ipséité narrative, c’est l’acceptation d’un flou, d’un indéterminé, parfois angoissant, parfois exaltant, souvent ludique, mais toujours fomenteur de liberté, au coeur de l’individu. Celui de l’identité ontologique, c’est la poursuite douloureuse et sans fin, masochiste, carcérale, d’un fondement et d’une pureté qui sans doute se déroberont. Ce sont deux récits très différents qui s’écriront. Mais le plus intrigant est que tant d’écrivains aient fait ou bien font le second choix (je pense aux apologistes passés ou présents de la pureté identitaires), en contradiction avec la liberté de leur pratique narrative : sont-ils tant empreints du maniement des mots qu’ils en deviennent crédules de leur coltinement d’illusions essentialistes ?

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Dieu, Modiano et Moi

Interloquée (cliquer) (*), il y a quelques temps, par une vague de chamanisme qui déferla sur France Culture, le Musée du Quai Branly et ma bibliothèque — interloquée donc, mon écriture a voulu chercher un fondement anthropologique universel à ces remuements et tressautements d’entrailles psychiques, qui parfois laissent l’écrivain s’infatuer d’une croyance en ce qui fut appelé sa voyance. Il m’a semblé que le chamanisme pouvait contribuer à un nouveau paradigme de la conscience, dans lequel cette voyance de l’écrivain ne serait pas purement et simplement passée aux pertes et profits de la rationalité, mais trouverait sa place dans un continuum socialement acceptable de relation à la réalité.
Je concluais aussi ma petite réflexion par une homologie fonctionnelle entre le chamane, intercesseur des mondes magiques, et l’écrivain, intercesseur des mondes littéraires, par l’oeuvre de qui le lecteur aussi se devait faire chamane. (cliquer)

(*interloquée, c’est-à-dire que cela lui parlait…)

Comment savoir ? Comment savoir la part de la mégalomanie narcissique, et de la possible vérité ?
En tout cas, quelques rencontres littéraires m’ont montré que je n’étais pas le seul à errer dans ce labyrinthe, dont on ne sait pas si les miroirs sont réfléchissants, déformants ou sans tains… Les quelques citations ci-dessous, que j’ai voulues d’auteurs très postérieurs aux Hugaud et Rimbo, l’attestent : je les recopie sans autre forme de procés.

MODIANO, DORA BRUDER :

« Comme d’autres avant moi, je crois aux coïncidences et quelquefois à un don de voyance chez les romanciers — le mot « don » n’étant pas le terme exact, parce qu’il suggère une sorte de supériorité. Non, cela fait tout simplement partie du métier : les efforts d’imagination, nécessaires à ce métier, le besoin de fixer son esprit sur des points de détail — pour ne pas perdre le fil et se laisser aller à la paresse — toute cette tension, cette gymnastique cérébrale, peut sans doute provoquer à la longue de brèves intuitions « concernant des événements passés ou futurs », comme l’écrit le dictionnaire Larousse à la rubrique « Voyance ».  »

RENÉ CHAR, RECHERCHE DE LA BASE ET DU SOMMET :
« L’accès d’une couche profonde d’émotion et de vision est propice au surgissement du grand réel. On ne l’atteint pas sans quelque remerciement de l’oracle »

PABLO NERUDA, LES VIES

Ah ! comme je te sens parfois
agacée
contre moi, vainqueur au milieu des hommes !

Et cela car tu ne sais pas
que ma victoire est celle aussi
de milliers de visages que tu ne peux voir,
de milliers de pieds et de coeurs qui m’escortèrent,
je ne suis rien
et je n’existe aucunement,
je ne suis que le front de ceux qui m’accompagnent,
si je suis fort
c’est parce que je porte en moi
au lieu de ma médiocre vie
toutes les vies,
un millier d’yeux
me permettant d’aller sans faille de l’avant,
mille mains
de frapper dur comme la pierre,
et l’on entend ma voix à l’orée de toutes les terres
parce qu’elle est la voix de tous
ceux qui n’ont pas parlé,
de tous ceux qui n’ont pas chanté
et qui chantent aujourd’hui
par cette bouche qui t’embrasse.

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La vie tropologique

Mon exploration, jamais assouvie, des arcanes et labyrinthes de la littérature et du langage, m’a amené de fil en aiguille à effleurer le travail de Hayden White, histoirien et méta-historien américain, qui pense que les catégories rhétoriques (re)classifiées à la Renaissance, loin d’être arbitraires, correspondent à des fonctions fondatrices de tout discours, au moins en Occident.

La grande préoccupation de Hayden White semble être (je m’en remets aux autorités compétentes, n’ayant fait, comme je le disais, qu’effleurer son travail) de mettre à jour les fondements du discours historiques, et en particulier de faire apparaître la constitution de son objet dans le discours. (Dans une sorte d’homologie, ou d’analogie comme le dira Ricoeur). La mienne, en le lisant, est d’aborder d’une manière nouvelle, l’étonnante relation entre la vie et la littérature.

J’ai donc lu son introduction à ses Tropics of Discourse. Il y observe une correspondance entre les quatre catégories de tropes définies à la Renaissance — métaphore, métonymie, synecdoque, ironie — et les stades du développement cognitif de l’enfant identifiés par Piaget.

La première expérience d’une vie continue, indistincte de sujet et objet, du Moi et du Monde, correspond au trope analogique, la métaphore.
La distinction des objets est la métonymie.
Leur rassemblement en classe et appartenances structure la synecdoque.
Enfin la distance vis à vis de ces opérations reflète l’ironie.

Ainsi les tropes rhétoriques permettent la préfiguration du monde objectal, de l’action et de la réflexion, et ils se fondent dans une première expérience pré-logique de la perception. La conscience est de nature tropologique.

(Au passage, HW critique dans une note la linguistique saussurienne, laquelle crée coupure artificielle entre signifiant et signifié. Le signifié est pour lui inséparable du signifiant.)

Hayden White applique sa théorie (qui elle aussi est une refiguration du réel par le langage) à différents discours historique, mais aussi à celui de Freud, dont il montre qu’ils restituent à leur corps défendant les quatres figures de la Rhétorique.

HW n’inclut pas les sciences exactes dans son analyse du discours, mais des recherches ultérieures (Voir Danesi, Messages and Meaning) ont ultérieurement montré que même la science la plus dure consiste en grande partie en remétaphorisation du monde. Tout comme la poésie !

L’Ancien Français, plus proche de la sacralité du Verbe (?), utilisait d’ailleurs pour « dire » le verbe : « deviser », qui n’est autre que diviser. C’est-à-dire séparer, distinguer, discerner. Ce en quoi nos ancêtres exprimaient peut-être que c’est bien le langage qui crée le monde, et qu’il n’en est pas un système dénotatif transparent, comme le voulut voir le rationalisme des Lumières.

Pour finir, quelques extraits assez frappants de cette introduction à la vie tropologique :

« Piaget is only the latest in a long line of researchers, empirical and idealistic, who have rediscovered or reinvented the fourfold schema of tropes as a model of the modes of mental association characteristic of human consciousness whether considered as a structure or a process. Freud too may be listed among these reinventors or rediscoverers of the tropological structure of consciousness, as the famous Chapter VI, « The Dreamwork, » in The Interpretation of Dreams, amply shows. In this work, Freud provides the basis for belief in the operation of tropological schemata of figuration on the level of the Unconscious; and his
work may be taken as complementary to that of Piaget, whose primary concern was to analyze the process by which conscious and self-conscious troping is achieved. »

« it is not a matter of choosing between objectivity and distortion, but rather between different strategies for constituting « reality » in thought so as to deal with it in different ways, each of which has its own ethical implications. »

« There is a sense in which no metaphor is completely erroneous » (belle formule, qui peut-être enclot toute sa démarche)

 

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Le gai bégaiement

Avant que je ne me livre à certaine expérience sonore (c’était sur le flanc d’une écurie de chevaux blancs, et dans le mitan d’un soleil purulent de moustiques), je ne m’étais jamais attardé sur le mot « bégaiement ».  Il me hante depuis, au titre de la richesse de son éventail sémantique : bée, gai, ment… Et gaiement… Et beg… Une tripotée, une quadripotée même, de mots qui se renient et se tirent la bourre… Et l’imprégnation de gaieté là-dessus, pour démentir tout le calvaire — qu’on imagine —, du bègue… Le bègue, celui qui beg, vous savez, au bas de votre immeuble ! Celui qui vous quémande le sens : il croit que vous le commandez, vous, le sens !

Et puis vous jonglez si facilement, si aveuglément, avec le temps : votre langage comme une présomption de l’esprit, disait le poète, s’établit sur les trois saisons de l’être. Mais le bègue, lui, le bègue ni le beggar ni le poète (enfin les autres poètes) ne peuvent s’expliquer que les mots, les mots ! les mots ! se conservent identiques, alors que l’être, déjà, n’est plus ! N’est plus que le flux enfui, et que les mots soudain sont vains ! Et ce n’est encore là que l’une des myriapodes de raisons qui font que le langage achoppe, que le langage ne peut dire !

C’est lui qui a raison le bègue, c’est lui qui est devant le mur infranchissable de la vérité.

Enfin dans le bégaiement, subi ou librement emprunté, je ne puis m’empêcher de penser qu’il entre une pure fascination pour la répétition : que le bégaiement c’est le hoquet et le sanglot de la pulsion de mort. Le bègue se rend compte qu’il tire la mort dans le chariot du langage, qu’il s’évertue en vain à vouloir s’échapper sur le chemin de sa langue, mais que pas plus il ne s’échappera, que l’Achille qui bégaie sa fuite inutile devant la tortue.

Alors béez, les gais beggars. Trinch est le gai savoir, il est monosyllabe. Trinch ! TRINCH !

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Freidrich Schlegel, Lucinde : les « hommes mauvais qui veulent soustraire le sommeil de la vie »

« Avec une extrême irritation, je pensai alors aux hommes mauvais qui veulent soustraire le sommeil de la vie. Ils n’ont vraisemblablement jamais dormi ni jamais vécu. Pourquoi donc les dieux sont-ils des dieux, si ce n’est parce qu’ils ne font rien consciemment et à dessein, parce qu’ils s’entendent à cela et y sont maîtres? Et comme les poètes, les sages et les saints s’efforcent de devenir là-aussi semblables aux dieux ! »

 

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