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Petite provende antiquisante du weekend : les mots et leur contre-erre

Rapide passage au marché des mots cette fin de semaine : tout rutilants qu’ils soient, comme des poissons sur l’étal, l’actualité m’a empêché d’accorder beaucoup de temps à mon approvisionnement.

Les mots sont donc étalés sur l’étal vivifiant de la page. L’étal est non létal, bien que ce que l’on y dispose se trouve en général déjà de l’autre côté du seuil tranquille. Mais de même que c’est lorsqu’elles franchissent ce trépas que certaines vies prennent tout leur sens (que l’on songe à Montaigne, pour qui la vie est préparation à la mort), de même le sens des mots déborde  parfois, se nuance ou se cerne, de celui de leur antonyme. Ainsi du mot « rime » : les doctes  débattent de son origine mais restent inconclusifs, le « rythme » étant un candidat sémantiquement décent, mais linguistiquement douteux, à être son ancêtre. Or il me plaît à moi de penser que la rime vient du latin rima, « fissure », malgré l’apparente distance de sens : car la rime vient justement combler l’inquiétante fissure entre les vers, et jeter un pont sur un abîme où, croirait-on, le langage cesserait abruptement, et le souffle expirerait — la rime c’est le signe de foi, c’est le liant qui nous rassure et nous prévient de la ruine du verbe au vertige de la marge. Car la ruine, c’est la chute, étymologiquement, loin des images de colonnes, murs ou autres remparts tendant, ascensionnels, leurs moignons antiques vers le ciel vide et le présent ingrat. Murmure des siècles… Le murmure en latin, d’ailleurs, admet toutes les gradations, du chuchotement au grondement : « un murmure terrible » devrait être tout aussi acceptable qu’un « murmure presque inaudible ».

Le murmure qui m’a pas mal occupé cette semaine, ce fut la nomination de Plantation Massa-Lanmaux au 25ème Prix Trillium du gouvernement de l’Ontario, et ma présence à la cérémonie de présentation des finalistes. Il s’agit de l’un des deux ou trois prix littéraires les plus importants du Canada, et je dois dire que la surprise et la joie ont bien occupé mes pensées, les détournant de leurs fructifications habituelles. En quelque sorte le Coût du Prix.

Fol est celui qui des mots ne retient que l’avers (et fol celui qui ne vit que dans leur revers).

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Au coeur des ténèbres françaises : la Mission Voulet-Chanoine, 1899

Déjà, au cours de mes recherches pour La Bibliothèque des Sables, il m’était advenu une première fois, avec étonnement, de croiser la route mémorielle sinistre et romantique de la Mission Voulet-Chanoine. Je maintiens l’adjectif « romantique » par honnêteté pour les émotions induites, à cette époque pas trop lointaine, par cette première découverte; il m’en coûte de conserver maintenant ce terme, après qu’un autre hasard a porté à ma connaissance le passionnant entretien que Chantal Ahounou, auteure d’un livre sur la question, a accordé au site Dormira Jamais.

Je rappelle brièvement les faits, décrits plus en détail dans l’entretien de Chantal Ahounou : en 1899, pour faire pièce à l’expansion anglaise en Afrique et compenser l’échec final de la Mission Marchand à Fachoda, le ministère français des colonies décide la conquête du Tchad, et pour ce faire l’envoi d’une expédition dirigée par les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine. Rapidement devenus berserks, les deux capitaines se livrent  à des massacres, en particulier la destruction totale d’une ville de 10000 habitants, qui créent le scandale jusqu’à Paris. Une colonne est envoyée pour les rappeler, dirigée par le colonel Klobb : au contact des deux expéditions, Voulet brûle ses vaisseaux en ordonnant le feu contre ses compatriotes et son supérieur : le colonel Klobb est tué. Quelques jours plus tard, c’est au tour de Voulet et Chanoine d’être exécutés par leurs hommes. La mission se poursuit sous un nouveau commandement.

Cette série de drames est oubliée jusqu’en 1976, et la parution du livre de Jacques-Francis Rolland, Le grand capitaine, Un aventurier inconnu de l’épopée coloniale. Mais même alors, fait remarquer Chantal Ahounou, c’est le romantisme colonial qui domine encore la perception et l’interprétation : »le Capitaine Voulet est perçu comme un personnage romantique. C’est un héros ou anti-héros qui part à la conquête d’un espace inconnu et hostile. Il représente la figure coloniale de l’aventurier qui laisse tout derrière lui ». Chantal Ahounou développe aussi le point de vue suivant : le scandale causé par la mission Voulet-Chanoine, c’est en quelque sorte le scandale du scandale, car sinon, ses exactions ne se distinguaient que par leur caractère arbitraire et leur intensité, des méthodes habituelles de la conquête coloniale. (Qu’on pense seulement aux 15 000 victimes au moins, de la répression de la révolte malgache, en 1947, ou aux massacres d’Algérie, ou à ceux des tirailleurs de Thiaroye, ou plus récemment à la tuerie de Pointe-à-Pitre en 1967).

Sur ces deux points qui appartiennent en propre à l’historienne, je laisse le lecteur migrer vers son entretien. Je voulais quant à moi ajouter une réflexion personnelle née du croisement — pas tout à fait aussi fortuit que celui de la machine à coudre et du parapluie sur la table de dissection — du croisement avec mes lectures Celaniennes. Paul Celan dénonce les immenses falsifications, et aussi les crimes illocutoires dont le langage peut se rendre coupable, à coups d’emportements et de déportements, d’habillages romantiques, de mises en transe : illocutions susceptibles de conduire toute une nation au crime (voir Todesfuge, ici en Français, ou ici lue par le poète en Allemand). Il me semble en effet que l’on trouve dans la persistance de l’épisme colonial en France un bel exemple de ces enrubannements de prestige, de cette romanticisation des vérités les plus sordides ou les plus cruelles, dont est susceptible la littérature.  (Et pourtant, et pourtant, me souffle mon démon, toujours prompt à se laisser séduire par les appels de langue putanesques du Style, et pourtant l’épisme toujours a su sourdre des éventrations et fumer des bûchers, nulles Lumières n’extirperont Dionysos du Discours)

Post scriptum de juin 2013 : j’ai depuis écrit une pièce, à la fois burlesque et tragique, à partir de ces événements  ; elle est en attente d’un éditeur ou d’un metteur-en-scène, les bonnes volontés sont bienvenues.

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Que faire de Paul Celan ? Deux poèmes sublimes…

Que faire de Paul Celan ? La question n’a rien de rhétorique, elle s’impose à moi à chaque lecture, à plus d’un titre. D’abord, que faire de cet excés de beauté ? La sensation s’en tend comme un nerf, et je pèse mes maux. Malgré l’opposition de Jean Bollack (Poésie contre Poésie) à ce qu’il perçoit comme un alibi visant à ne pas éprouver les insuffisances de certaines théories sur un texte qui les démasquerait pour ce qu’elles sont — des théories —, malgré donc, il y a dans la poésie de Paul Celan une mise en tension du langage à la limite de la communication : langage éployé sur l’arc de la signification, jusqu’à ce qu’il nous échappe, ou qu’on ne sache plus ce qu’il nous dit, qu’on ne sache plus de quel monde il nous ramène ce qu’il nous dit, bien qu’il nous le dise. Martine Broda (Dans la Main de Personne) n’était pas la plus mal placée pour cet aveu d’incertitude.

Puis, pour un romancier, Paul Celan, c’est une mauvaise lecture ! Durant des années, j’avais nourri mon écriture de Plantation Massa-Lanmaux par la lecture de Saint-John Perse — et de bien d’autres, mais enfin la puissance langagière propre de Saint-John Perse, qu’on a beau jeu facile de caricaturer en emphase, prédominait. (car c’est je crois chez les poètes, et non chez les romanciers, qu’on trouve la recherche sur les atomes de la littérature, le mot, le rythme, le son ; au roman l’exploration des structures, du discours et des perceptions.) De Saint-John Perse j’ai retiré de fortes influences pour mon style, l’abandon au lyrisme, la rutilance du monde dans les inflexions du verset. Rien de tel chez Celan, mais une destruction des prestiges du langage, une mise-en-garde contre ses mensonges, et les âmes accusatrices des morts dans les larmes des mots. Comment écrire après Celan ?

EN BAS

Rapatrié dans l’oubli,
le dialogue convivial de nos
yeux lents.

Rapatrié syllabe après syllabe, réparti
sur les dés aveugles le jour, vers quoi
se tend la main du joueur, grande,
dans l’éveil.

Et le trop de mes paroles :
déposé sur le petit
cristal dans le fardeau de ton silence.

In  Grille de parole, Traduction Martine Broda

 

 

Tu es couché dans la grande ouïe

Tu es couché dans la grande ouïe,
embuissonné, enfloconné.

Va à la Spree, va à la Havel,
va aux crocs des bouchers,
aux rouges pals des pommes
de Suède* —

Vient la table avec les étrennes,
elle tourne autour d’un Éden —

L’homme, on en fit une passoire, la femme,
elle a dû nager, la cochonne,
pour elle, pour personne, pour tout —

Le canal de la Landwehr ne bruissera pas.
Rien

ne s’arrête

*Schw-eden, en Allemand

(Traduit et cité par Jean Bollack, dans son formidable Poésie contre Poésie)

En ce second poème, terrible mise-à-nu de la barbarie sanglante derrière les éléments traditionnels d’un noël Berlinois. L’homme et la femme, ce sont Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, assassinés, avant que le cadavre de « la femme » ne soit jeté dans la Spree. Extraordinaire condensation d’image, de sensation, de vision, dans les « rouges pals des pommes de Schw-Eden » : la pomme de la connaissance, la croix du christ, le sang, un pays de neige, l’eden, la chute… Tout cela sur l’étal d’un marché de noël… L’histoire vibre encore dans le présent faussement pacifié.

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La provende médiévale du weekend : purée de pois, ne vous gourez pas !

La répétition de l’injonction « brouez ! » (« cassez-vous ») dans les ballades argotiques de Villon, a activé dans mon esprit quelques phosphorescences et mises-en-relation : serait-ce le même « brouer » que dans « rabrouer », « s’esbrouer »… et « brouet » ?
Il s’avère qu’en effet tout vient du même mot, aux langes du langage : le « brou », bouillon ou écume au XIIIème siècle. Greimas renvoie cet ancêtre à une origine incertaine, peut-être apparentée à « broe », brouillard… Mais le Trésor de La Langue Française exclut cet apparentement, ramenant toute cette famille dans le bercail germanique de « brod », bouillon…
Alors comment le brouillard, la fuite et l’ébrouement peuvent-ils descendre du même ancêtre (gaillard) ? La première dérivation de sens se comprend par le trouble d’un bouillon plus ou moins épais, plus ou moins bouillonnant : de l’écume, on sera passé à la fumée par évaporation… et par froidure d’hiver, dans les chaumières ! D’où le brouillard. Quant à « s’ébrouer », c’est que le mot a d’abord désigné l’écume du cheval… Les coupables comparses de Villon avaient bien intérêt à « brouer », eux, c’est-à-dire à se perdre en brouillards et dans le brouillard, avant l’arrivée d’une maréchaussée peu au fait des droits de la défense.

On s’y gourerait, et ça n’aurait pas d’importance, car tous, tous, « brouet », « brouer », « s’ébrouer », « rabrouer », ce sont tous les filles et les fils de la soupe primordiale. « Gouré », peut-être apparenté à « goret », voulut d’abord dire, au XIIIème siècle, « abusé, trompé » : c’est-à-dire qu’on en a agi comme un porc, à votre égard !

Vingt fois sur le métier, remettez votre langage…

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La provende médiévale du weekend : j’entrave que dalle !

Vieil argot, attesté dès 1829, mais que l’on entend encore… ça sonne bon le bourre-pif et les michetons, et attendez de voir le grand chauve à roulettes !

Mais surtout, attention qu' »Entraver » n’est pas ici le même « entraver », qui aurait perdu le sens et serait condamné à errer sémantiquemenent, jusqu’à ce que sa mémoire lui revienne, ainsi que certains personnages de romans — pas le même « entraver » donc, disais-je, malgré les apparences, que celui qui nous provient du latin « trabs, trabis« , « poutre » : la poutre qui ne manque pas à l’occasion d’entraver les chemins de nos destinées… Non, notre « entraver » argotique provient d’un mot d’aussi ancienne, mais tout autre origine : « enterver« , utilisé jusqu’au XVème siècle pour signifier « demander, comprendre, aspirer à », et issu du latin « interrogare« … Il admet comme dérivé « l’enterve » : l’imagination, mais aussi la ruse, la malice (source : Greimas, Dictionnaire de l’Ancien Français, Larousse).

Quant à « que dalle » ?… On n’en sait rien. Il ne remonte en tout cas pas au delà du XIXème siècle. L’important, c’est que vous preniez garde au surin du tuair !

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EN-TETE DU MOMENT : DÉTAIL D’UN TABLEAU DU PEINTRE ALEXANDRE SUZANA

Alexandre Suzana :  »

« Je suis un Homme déchu. Un atome perdu dans les limbes de la Vie en quête d’existence, de sens. Si mes médiums sont la peinture ou bien l’écriture, je ne prétends rien, car je n’y connais rien. Je laisse aux autres les satisfactions du « savoir » (ou du « croire savoir »). Je n’ai pour moi que ma sensibilité, mon extrême et douloureuse sensibilité, mes traumatismes démoniaques, mes tourments. Mon âme jouit du châtiment avec cette Putain qu’est la Vie, dans sa complexité, dans son immensité, dans sa cruauté, dans son néant.
En attendant de pouvoir vivre la Mort comme une délivrance, je tente de mourir la Vie dans l’expérience. Chaque instant est une souffrance ; chaque souffrance me fait sentir vivant dans le néant. L’Homme que je suis est un être en lambeaux aux viscères putrides, ma verve n’est que la liquéfaction d’un mal cancéreux métastasé. Je laisse le fantasme de la guérison au commun ; je n’ai même plus foi en la rémission. J’épanche les « nécrofluides » sur le lin ou sur le papier comme un témoignage.Une vie ne suffirait pas à réaliser l’étendue du tout, ni même à comprendre une infime partie. Néanmoins, l’érudition, le savoir con de mes congénères génère l’admiration, et la stupéfaction aussi par l’ignorance qu’elle cache derrière son étalage (j’épanche ici ma jalousie, ma rancœur de procrastinateur indolent). J’admire pourtant la race Humaine, je la hais ; elle me fascine de sa richesse inconsciente. Sa bêtise est à la hauteur de son intelligence. Nous nous sommes programmés à l’autodestruction, nous sommes une race hiérarchisée perverse et cannibale.Qui ou Que suis-je…
Un accident. Un acte raté. Une vulgaire erreur. Une bête infâme nourrit par l’observation, l’analyse, la constatation, l’expérimentation, l’attention, la considération, l’objection, la réflexion. Je ne suis rien, je ne suis que ce que Nous sommes, je ne suis que ce que Vous êtes. Je ne suis personne et tout le monde ; je suis semblable et différent à la fois ; Je suis ce paradoxe existentiel. Je suis un funambule sur le fil psychotique tissé de schizophrénie et autres folies. Je suis l’individu lambda parmi la masse, avec cette sensibilité accrue. Un procrastinateur soumis aux lois de l’indolence. Je suis. Je suis. Je suis. Je suis. Je suis. Je suis. Je suis. Je souffre.
Si je suis un égocentrique narcissique ? Avais-je le besoin que vous le pensiez pour que je le sache ? Non. Je pense être un synonyme d’Artiste, peut être, puisqu’en ce bas monde, en cette société, il faut mettre les gens dans des cases, étiqueter. Je hais ce mot, cependant il faut avouer qu’il est l’un des seuls qui exprime, ce que comme d’autre, « Je » est.

Amen. »


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Classé dans Fraternités, intertextualités, Grains de sable isolés

La provende avant-médiévale de l’avent : TOUS DES ANACOLUTHES !

À la veille d’une fête ancienne, et qui flotte un peu congelée désormais, sous les frimas du temps qui a passé (à moins que l’on ne soit un bon chrétien, comme c’est mon cas, voir ma religion), ma provende se fait  carrément antique. Au marché de noël je trouve en effet ce vieux mot grec, « anacoluthe »… qui ne déparerait pas une bordée d’injure à la Capitaine Haddock : « bachi-bouzouks, anacoluthes ! »

L’anacoluthe s’est rabougri depuis quelques siècles dans un sens grammatical, que je vous laisse vérifier, mais il avait dans l’antiquité tardive la signification plus générale de « incohérent, inconsistant, qui ne fait pas suite »… Le « a » initial était privatif, et ainsi l’anacoluthe s’oppose à l’acoluthe, l’acolyte, le compagnon… Et l’on passe des mots aux hommes. M’interrogeant sur l’étymologie de l’acoluthe, akolouthos en Grec, je trouve qu’il vient de keleuthos, la route, et aussi la manière de vivre : l’acolyte, c’est celui qui marche avec vous, sur les chemins, éventuellement celui de la vie.

Évidemment je veux aller plus loin, remonter à la source vive, au verbe originel tremblant dans la nudité de son énergie première, etc… Las ! Mon Magnien-Lacroix, acolyte jusqu’à un certain point, ne m’emmènera pas plus avant : l’origine de keleuthos est incertaine, plusieurs possibilités ont été envisagées, renvoyant soit à l’idée d’avancer, soit à celle d’arriver.

Mais, dans une rêverie étymologique que je me permets depuis longtemps, rêverie propice à l’invention et à la littérature, je veux voir dans le « th » de keleuthos une passivation, et dans « leu » une forme liée au verbe paradigmatique « luô », que les étudiants en Grec connaissent bien, et qui veut dire « lier » : le chemin, ce serait ce par quoi ont été liés deux cités, deux points, deux états… L’acolyte serait alors celui qui parcourt en votre compagnie ces liens que les hommes ont tissés entre leurs différents lieux. L’anacoluthe, ou anacolyte (pas -colique, attention !), c’est celui ou celle qui n’a pas ou n’a plus cette compagne ou ce compagnon de voyage.

D’où j’en viens au titre de cet article : depuis déjà belle lurette, l’individualisme croissant qui fait figure de modernité, nous a déliés de nos engagements, de nos copains, de nos ordres et de nos partis, de nos fraternités et nos syndicats, nous devons désormais cheminer seul — les chemins, que relient-ils alors ? (Ceci pour faire un anacoluthe…)

Joyeux noël à vous, chers lecteurs, acolytes anonymes !

 

 

Pour la suite de la réflexion anacoluthique (et une réponse à l’empereur Marc-Aurèle), cliquer ici

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